| Les gens du voyage |
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Les courriers concernant les récentes occupations de notre territoire
par des caravanes sont légion en ce moment en mairie. Avec pour
tonalité générale, l'exaspération. Un sentiment que je partage. Soyons
clair : depuis près d'un an, je prie la communauté d'agglomération qui
gère l'étang de la Brosse (ou tout du moins ses abords) de multiplier
les obstacles pour empêcher l'implantation des gens du voyage. Sans
réponse. Il est donc arrivé ce qui était prévu : ils sont revenus. Il appartient à Marne-et-Gondoire d’engager au plus vite un référé. De mon côté, j’ai noué des contacts avec les chefs de familles pour obtenir à l’amiable un départ, et ceci afin de permettre la tenue à la mi-mai du cross des écoles. Une fois l’expulsion réussie ou mes tractations abouties, la municipalité de Bussy reprendra le dialogue avec la communauté d’agglomération pour qu’elle fasse les travaux nécessaires. Un courrier est déjà envoyé en ce sens. Pour ce qui concerne le reste de Bussy Saint-Georges, nos services techniques ont reçu pour mission de rendre impraticables la plupart des terrains qui pourraient servir aux itinérants. Voilà pour l’action immédiate. Pour le futur, nous pensons maintenant – et je l’ai déjà écrit – que les récentes dispositions législatives offrant pour les communes dotées d’une aire de stationnement une accélération des procédures en cas d’occupation sauvage nous amènent à en réaliser une au plus vite. Nous avons délibéré pour une trentaine de places à mener conjointement avec Montévrain. Pourquoi une entente avec cette commune ? Premièrement, nous sommes les deux seules villes du secteur 3 de Marne-la-Vallée à se voir imposées des terrains d’accueil par le schéma départemental traitant de ce sujet. Deuxièmement, nous voulons profiter de meilleures subventions en présentant un projet commun. Troisièmement, les surfaces concernées à Bussy sont régies par un règlement imposant la notion de structures intercommunales. Reste que rien n’est joué, car la région s’oppose à mon choix. Elle préférerait que j’implante l’aire à plus grande proximité de la zone urbaine. Et surtout pas près de la ZAC Léonard de Vinci en bordure du site classé. Bordure ne dit pas dans la partie classée. Je ne vois pas en quoi sur l’immense parcelle qui jouxte le bâtiment d’IBM près de Collègien, une aire serait gênante. Ces hectares s’avèrent coincés entre la route et la voie RER. Continuité visuelle de la vallée de la Brosse ? Aucun problème : que sont quelques caravanes perdues en un espace si vaste ? Qui les verra vraiment ? Surtout si nous paysageons abondamment les lieux. Nous demander de les implanter dans les quartiers urbanisés revient par contre à ne rien faire. Car quelle copropriété – à commencer par la mienne – acceptera-t-elle la présence d’itinérants en face des pavillons et des immeubles ? Pour des raisons sociologiques évidentes, la cohabitation est impossible. Je ne pratique là nul ostracisme mais me contente de constater que les modes de vie sont trop éloignés. Je maintiens donc la position communale. Source : http://www.ville-bussy-saint-georges.fr |









